La pluie qui ne s’arrête pas et qui emporte tout sur son passage… C’était il y a 80 ans ici, dans nos vallées des Pyrénées Orientales. Un désastre que Raymonde ne présente pas seulement comme un souvenir, mais bien comme le début d’une ère de difficultés, un bouleversement sans retour.
Cet automne, c’est dans des vallées cousines qu’un aiguat eu lieu. En Vésubie, Tinée et Roya, sur le piémont des Alpes, à la frontière avec l’Italie. Les dégâts sont considérables pour certains, irréversibles.
À lire ici l’article de l’Indépendant daté d’octobre.
Et ici, l’article du magazine Reporterre, récent et qui interroge l’avenir de ces vallées.

“Le souvenir que j’en garde le plus profond, c’est le bruit. Tous ces cailloux, ces roches, qui ont été traînés par le Cady, c’était incroyable. J’ai vécu pendant trois jours dans une espèce de brouhaha.”

“Jusqu’en 1953 nous avons vécu dans le chaos. Parce que d’abord, nous avons eu la Retirada, les Républicains espagnols, qui sont arrivés en 39. Le département des Pyrénées Orientales avait 300 000 habitants, nous avons accueilli 500 000 Républicains espagnols. Ensuite, 40 n’a pas permis la reconstruction. Donc nous sommes restés comme cela jusqu’en 53.”

“Ça a été comme un bombardement finalement.”

“Et Vernet-les-bains ne s’est jamais relevée, en fait, et de l’Aiguat et de l’occupation.”

Enregistrement G. M., automne 2019