“Ce qui est sympa dans le cirque, c'est qu'il n'y a pas cette compétition qu'il y a dans le sport. Mais on a la représentation à la fin : ce qu'on sait faire, on le met en spectacle.”
Après avoir travaillé dans le bâtiment, Claire est revenue à ses premières amours : le cirque et le spectacle de rue. Elle a fondé son école à Baixas en 1991.
“C'est un souvenir de grande amitié, de grand soutien, de grand partage.”
Claire raconte son expérience de plombière-chauffagiste, après une formation aux métiers du bâtiment, donnée à des femmes par des femmes, à Rivesaltes dans les années 80.
“Pour moi, tout est possible, on peut tout faire. Et c'est pas parce qu'on est une femme qu'on ne peut pas le faire.”
Nicole est une bâtisseuse. Allons faire un tour dans la maison qu’elle a transformée toute seule. Nicole a toujours senti qu’elle avait « ça » en elle.
“Je pense qu'on se pose trop de questions. Je ne me suis pas posé de questions pour faire ça. Tout le monde peut le faire.”
Ancestrale et écologique, la construction en pierre sèche est emblématique de notre territoire. Mélanie est allée rencontrer Ève, muraillère à Prades, pour mieux connaître le métier et battre les clichés en brèche.
“J'aimerais bien savoir pourquoi les femmes ont beaucoup plus de trucs à assumer que les hommes.”
Au lendemain de la Journée internationale des droits des femmes, le 9 mars sur le marché de Prades, Mariana est allée tendre son micro à des femmes, des hommes et des enfants pour parler féminisme.
Des habitantes du Conflent ont rencontré des bâtisseuses d’aujourd’hui : des femmes, de différentes générations, liées aux métiers du bâtiment ou à la pratique de la construction. Faisons connaissance avec Ève, muraillère, Vinciane, menuisière-ébéniste, Sabine, architecte, Claire, plombière-chauffagiste, Nicole, autoconstructrice et Marie-Agnès, Amapola, Laure et Zoé, bâtisseuses d’une société nouvelle.
“Le matrimoine peut aussi donner la vie au patrimoine. Je le pense. Et sans le matrimoine, peut-être qu'il n'y aurait pas de patrimoine.”
Rose-Marie Soria est une figure de Villefranche-de-Conflent. Ancienne mairesse et actuelle première adjointe, elle a œuvré pendant plus de 35 ans pour le patrimoine et l’environnement de son village. Elle nous raconte combien elle y est attachée.
“Ma deuxième mamie m'a appris à croire en moi.”
Pour vous, c’est quoi le matrimoine ? Y a-t-il des femmes dans votre entourage qui vous ont transmis quelque chose d’important ? Écoutons les réponses de Jeanne, Camille et Niels.
“J'ai toujours gagné collectivement.”
Issue de la « génération 68 », passée par le maoïsme qui prônait l’établissement en usine, Anne nous raconte ce que les générations précédentes lui ont transmis et comment elle s’est construite « avec » mais aussi « contre » et surtout par elle-même.
“On a le droit de faire ce qu'on veut dans notre existence, contrairement à ce qu'on croit et à ce qu'on dit.”
En enquêtant sur le matrimoine, nous rencontrons Caroline, issue d’une famille d’artistes-femmes et elle-même artiste. Parmi ce qui lui a été transmis : l’indépendance économique avant tout.
“J'ai passé ma vie à me demander ce qu'est le patrimoine...”
Issue d’une génération où les femmes étaient encore rares dans la profession d’architecte, Sabine Foillard se spécialise dans le patrimoine bâti et s’installe au hameau de Marcevol où elle œuvre à la restauration du prieuré.
“Tant que vous n'avez pas raté, vous ne savez pas le faire.”
Beaucoup de gourmets se souviennent encore de l’Hostal de Nogarols et surtout de la cuisine de sa cheffe, Christine Riera. Au micro d’Aigline, Christine raconte son parcours de vie.