Categorie: Reportage

Écrire en atelier à Mosset, trois expériences, trois textes

C’était  à l’automne (à Résonances, on est parfois un peu submergé.e.s ; ) mais la voici : une nouvelle création sonore qui parle d’écriture. Tandis qu’à Mosset, une prochaine action autour de l’écriture et du livre se prépare, écoutons trois personnes raconter leur expérience d’écriture dans le cadre d’un atelier, et nous lire leurs créations. En souvenir aussi d’ami.e.s passé.e.s par le Conflent, et déjà reparti.e.s.

“Le vrai terme, c'est cyanobactérie.”

De l’eau et des algues

C’est un son plein d’eau de pluie, d’eau de cuve que des pompes brassent, d’eau de rivière nommée Rotja.
C’est aussi un son qui contient des odeurs et beaucoup de cœur. Et puis, c’est rare dans le Conflent, c’est d’abord un son d’algue.

“Dyke et féministe”

Conflent lesbien : Un portrait

Au départ, la journée internationale des droits des femmes, de là, un questionnement : et si on parlait des lesbiennes ?

“ Y avait plus que toi, comme berger à Conat dans les années 80 ! ”

Le « dernier berger » de Conat

Connu par beaucoup comme « le dernier berger de Conat », Jacques n’a pas été seulement berger. Mais il est d’une famille d’éleveurs et connait encore de le nom des autres familles d’éleveurs, ainsi que chaque bergerie. En présence de sa compagne, il raconte à Nathanaël.

“ Et un jour, mon toit c'est envolé." ”

Les feixes, des pierres pour retenir la terre… et pour faire beau (version longue)

Un entretien sur les pierres dans le Conflent et du Conflent, dont on fait des feixes, mais aussi des canaux, des lavoirs et des toits dit « de lloses ».

“ Ils étaient là haut et j'étais là aussi, donc j'aidais un peu." ”

Les feixes, des pierres pour retenir la terre (version courte)

Quand les ancien.n.e.s ne sont plus là pour raconter on trouve parfois, par chance, des jeunes qui les ont côtoyé, et qui ont pris la relève, même pour ce dur labeur de la pierre… Matthias raconte à Elisa son parcours vers la pierre.

“ Quand même, ça va les changer si ils restent vivre ici. ”

Je t’aime Thérèse

Christophe emmène Ali et Amid déjeuner chez Thérèse. Le temps d’une invitation, on discute, on chante, et on s’apprivoise.

“ Mais il n'y a pas resté personne village à moi. Tout le monde est parti. ”

K. 20 ans, d’Afghanistan

Iran, Turquie, Bulgarie, Serbie, Roumanie, Italie, France… Un long trajet plein de dangers et enfin, le répit d’un refuge en France.

“ C'est désolant. ”

A. 26 ans, de Guinée-Conakry

Parfois la violence frappe au milieu d’une vie calme. Il avait un travail, une vie de famille, une activité politique dans l’opposition. Il a dû tout quitter pour sauver sa vie.

“ On ne fait pas partie de l'humanité, ça il faut le dire ! ”

A. 26 ans, du Sénégal

Le récit de A. est très riche d’enseignements sur l’Afrique et sur nous-même. Il est aussi désespéré.

Attention, récit très dur.

“ En Libye, c'est là que j'ai eu de la chance. ”

D. 19 ans, de Guinée-Conakry

D. a parcouru une partie de l’Afrique puis une partie de l’Europe. Maintenant il doit se construire une vie, ici, tout seul.

“ Pour moi c'était huit mois de Nirvana. On m'aurait dit de signer pour deux mois de plus, je l'aurais fait ! ”

Moi, ma fille, ma mère, mon homme… et l’hôpital

Cet.t.e enfant, ils en parlaient depuis longtemps. Mais une naissance, c’est souvent plein d’inattendus : du papa fusionnel à la grand-mère absente, en passant par le rude virage de l’hôpital.

© 2019 Résonances, un projet de Beau bruit. Thème conçu par Anders Norén.